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    <title>Bloggi-Roman</title>
    <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton.xml</link>
    <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 18:26:25 GMT</pubDate>
    <description>Le roman cadavre exquis made in Bloggino!</description>
    <item>
      <title>feuilleton 82</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11944</link>
      <description>&lt;p&gt;Dans la chambre les pieds qui me rendaient visite tous les matins &#224;&#160;neuf heures &#233;taient ceux des deux kin&#233;s. Maya, &#224; qui j'ai donn&#233; ce nom &#224; cause de ses chaussettes ray&#233;es jaune et noir, et Germain qui s'appelle Germain.&lt;br /&gt;On r&#232;ve souvent d'un bon massage... Ceux qu'ils m'administraient &#233;taient longs et ennuyeux... &#192; commencer par les trente minutes o&#249; je devais rester sous des lampes chauffantes, avec rien que la musique d'ascenseur diffus&#233;e dans la chambre, dans les couloirs et partout. Pas d'Ipod ni aucun objet personnel ne m'&#233;tait autoris&#233;. Apr&#232;s un certain temps de &amp;quot;sound of silence&amp;quot; ou de la BO de Titanic &#224; la fl&#251;te de pan, Maya ou Germain entrait en sc&#232;ne, pour le massage quotidien: toujours &#224; plat ventre et le menton coinc&#233; dans un coussin, j'en aurais bien profit&#233; si j'avais pu me rappeler pourquoi j'&#233;tais l&#224;, mais ma difficult&#233; &#224; appr&#233;hender la situation ne me laissait gu&#232;re me d&#233;tendre. Et je n'arrivais pas vraiment &#224; m'int&#233;resser &#224; la conversation qu'on me proposait. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &#231;a se gatait, avec l'entr&#233;e de Bernie, &amp;quot;Alors comment on va ce matin? On a bien fait dodo? Bon on va se peser et montrer sa langue, allez hop on s'assoit voil&#224;&#224;&#224;&#224;...&amp;quot; Bernie n'attendait pas les r&#233;ponses, ne savait&#160;sans doute&#160;pas pronocer mon nom, prenait ma tension, me faisait -mal-&#160;une piqure tous les matins, et remplissait une fiche que je n'ai jamais r&#233;ussi &#224; voir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 18:26:25 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11944</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>feuilleton 81</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11625</link>
      <description>Incroyable! En tr&#232;s peu de temps, je ma&#238;trisais mon lit; un peu &#233;troit mais ses quatre roues motrices en faisait un engin de fun. &#192; chaque fois que j'y reposais &#224; plat ventre, le matelas me laissait passer les bras, les jambes et la t&#234;te &#224; travers lui. On aurait dit une mousse compens&#233;e, ferme mais tr&#232;s souple, d'une densit&#233; semblable &#224; celle d'une &#233;paisse tranche de rumsteck, mais blanc, sec et doux; comme de la moleskine. J'ai parcouru des kilom&#232;tres &#224; bord de ce d&#233;ambulateur de comp&#233;tition, je connais l'&#233;tage comme ma poche, par bonheur on est en rez-de-chauss&#233;e. Il y a quand m&#234;me quelque chose qui me chagrine, je ne vois pas les gens qui m'entourent. Je ne vois que leurs pieds, &#231;a m'apprend beaucoup sur eux, mais je ne vois jamais leur t&#234;te. J'aime bien cette position, je me sens comme un chien sur un skate.&lt;br /&gt;Il y a une fille qui porte des rangers, elle m'a souvent parl&#233; et j'ai fini par bien rep&#233;rer son coup de pied, sa d&#233;marche, la gr&#226;ce particuli&#232;res de son talon puissant qui attaque le sol. Je crois qu'elle est infirmi&#232;re mais qu'elle cumule cette vocation &#224; d'autres activit&#233;s plus secr&#232;tes. Je la sentais venir de loin reconnaissant son pas lourd, chaloup&#233; mais d&#233;cid&#233;. Elle se tra&#238;nait efficacement, parlait trop et tr&#232;s fort. Entre ses mains, je n'en menais pas large, les autres non plus. Elle m'a retrouv&#233;e plusieurs fois dans des coins o&#249; je n'&#233;tais pas sens&#233;e &#234;tre. &#192; chaque fois, elle m'attrapait par deux pieds avec force et m'envoyait valser, achevant son mouvement par un bon coup de rangers. Salope! Je me retrouvais invariablement sous les escaliers, &#224; c&#244;t&#233; des ascenseurs dans un garage &#224; lits, rang&#233;e comme un caddy au super march&#233;. On nous y embo&#238;tait les uns aux autres! Preuve que j'ai du bol, je ne me suis jamais fait embo&#238;ter, j'ai toujours su regagner ma chambre &#224; temps. Dans la chambre, c'&#233;tait autre chose, c'&#233;tait les soins&#8230;</description>
      <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 12:37:28 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11625</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 80</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11442</link>
      <description>J'avais la sensation d'&#234;tre &#224; c&#244;t&#233; de moi, je m'entendais r&#233;pondre, me voyais r&#233;agir comme spectatrice de mon jeu. M&#234;me si je ne pouvais rectifier mes agissements, pouvoir vivre cette situation sans me sentir concern&#233;e, responsable ou victime avait quelque chose d'apaisant. Mon corps me faisait souffrir, tout m'&#233;tait p&#233;nible m&#234;me renvoyer un sourire au chauffeur de taxi r&#233;clamait trop de travail. J'avais besoin de repos.&lt;br /&gt;Rentr&#233;e &#224; l'h&#244;tel, je constatai que mon linge &#233;tait propre, que les papiers &#233;taient amass&#233;s en un semblant d'ordre sur la table. Je fus saisie par le calme et la clart&#233; de ma chambre. Le groom, que je connaissais, avait disparu remplac&#233; par une tr&#232;s jolie fille habill&#233;e d'une petite robe claire. J'appr&#233;ciai &#233;galement les changements apport&#233;s &#224; l'am&#233;nagement de ma suite, les boiseries et les schinz bariol&#233;s avaient laiss&#233; place &#224; une laque blanche et &#224; de l'aluminium; les chaises, le fauteuil, la table et m&#234;me le lit avaient des pi&#233;tements en aluminium. Le tout formait un ensemble frais, pur et relaxant.&lt;br /&gt;Je souris &#224; l'h&#244;tesse, m'excusai d'&#234;tre si fatigu&#233;e et  me  vautrai sur le lit qui me par&#251;t petit.</description>
      <pubDate>Mon, 13 Oct 2008 08:03:48 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11442</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>feuilleton 79</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11148</link>
      <description>Je me r&#233;veillai dans un h&#244;pital, secou&#233;e par une nurse qui voulait conna&#238;tre mon num&#233;ro de s&#233;cu. J&#8217;appris par cette fille, qu&#8217;un responsable de la s&#233;curit&#233; du Pelican Hotel avait contact&#233; le service des urgences du Baptist Hospital of Miami, apr&#232;s qu&#8217;il m&#8217;eut d&#233;couverte inanim&#233;e dans ma chambre. Dans l&#8217;apr&#232;s-midi, je re&#231;us la visite du m&#233;decin qui m&#8217;avait auscult&#233;e et administr&#233;e les soins n&#233;cessaires. Mon &#233;tat g&#233;n&#233;ral bien que pitoyable n&#8217;engageait en rien mon pronostic vital. En revanche, les analyses de sang qu&#8217;on avait pratiqu&#233;es sur moi r&#233;v&#233;laient un fort taux d&#8217;alcool et naturellement on me recommanda de rendre visite au psy avant de payer ma note. Je pouvais donc sortir. Je me rendis directement &#224; l&#8217;h&#244;tel en taxi, et tombai sur un chauffeur farceur et cin&#233;phile :&lt;br /&gt;- Devinette me dit-il : je suis com&#233;dienne, j&#8217;ai gagn&#233; l&#8217;oscar de la meilleure actrice coach&#233;e par l&#8217;inspecteur Harry. Qui suis-je ?</description>
      <pubDate>Sun, 12 Oct 2008 18:25:13 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11148</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 78</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11082</link>
      <description>Un m&#233;lange de honte, de courbatures, de tristesse, de fatigue extr&#234;me, de prise de conscience et d&#8217;incompr&#233;hension me submergea. Assise sur mon lit, je me sentais chancelante; impossible de me lever, la t&#234;te me tournait. Je respirais par la bouche de fa&#231;on saccad&#233;e tentant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment d&#8217;&#233;pargner &#224; mon nez ces effluves d&#8217;alcool et d&#8217;urine m&#234;l&#233;es&#8230;en vain. Je portais la main &#224; ma bouche r&#233;primant les spasmes avant-coureurs du vomissement. &#192; bout de force, je perdis l&#8217;&#233;quilibre, entra&#238;n&#233;e par le poids de ma t&#234;te qui pesait soudain une tonne et que mon cou ne pouvait plus soutenir. Je tombai lourdement sur le parquet incapable de me prot&#233;ger le visage. Je n&#8217;ai pas ressenti la douleur, mais le bruit sourd de ma pommette s&#8217;&#233;crasant sur le sol raisonna profond&#233;ment. J&#8217;&#233;tais rivet&#233;e au plancher par l&#8217;os maxillaire, une canine fich&#233;e entre deux lattes de bois; &#233;vanouie, apais&#233;e. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 07:49:57 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=11082</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 77</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10918</link>
      <description>&lt;p&gt;La sonnerie du t&#233;l&#233;phone pr&#232;s de mon lit finit par me sortir de cette nuit cauchemardesque. &lt;br /&gt;- Bonjour mademoiselle, c'est la r&#233;ception du Pelican Hotel.&lt;br /&gt;- Oui bonjour, que se passe-t-il?&lt;br /&gt;- Veuillez nous excuser mademoiselle, la femme de chambre qui s'occupe de votre appartement s'est inqui&#233;t&#233;e de le trouver ferm&#233; trois jours durant. Vous n'avez pas touch&#233; au room service depuis votre arriv&#233;e. Est-ce que tout va bien mademoiselle? Avez-vous besoin de quelque chose?&lt;br /&gt;- Oui, je veux bien un flacon de zolmitriptan, un petit-d&#233;jeuner continental&#8230; pour deux, une th&#233;i&#232;re de Lapsang Souchong et deux litres de Coca. Merci.&lt;br /&gt;Assise sur mon lit, je pris d'abord conscience du bordel ambiant qui m'entourait, une odeur forte et suffocante me fit presque tourner de l'&#339;il. Je m'&#233;tais couch&#233;e tout habill&#233;e et j'avais piss&#233; au lit.&lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 06:23:03 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10918</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>Feuilleton 76</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10885</link>
      <description>Dig&#233;rer le contenu de ce sac, au propre comme au figur&#233;, a bien d&#251; me prendre six heures. D'abord je ne comprenais pas tout ce que je lisais, le vocabulaire juridique et la prose associ&#233;e de certains papiers ne m'&#233;tant pas familiers, surtout en anglais, je devais relire plusieurs fois certaines pages avant d'en saisir le sens. Le re&#231;u de l'h&#244;pital Am&#233;ricain que je tenais du bout des doigts venait de me casser les jambes. Je compris en le lisant que mon exp&#233;rience am&#233;ricaine n'avait rien d'ordinaire. Ma rencontre avec Mister Providence, Herv&#233;, qui m'ouvrit grand les portes de tous les studios hollywoodiens, me fit rencontrer mon mari, ne devait rien au hasard. Non, Herv&#233; m'attendait et connaissait tout de ma vie avant de me rencontrer. Peut-&#234;tre s'&#233;tait-il d&#233;cid&#233; &#224; tout me raconter le soir o&#249; je devais le retrouver mort. Le sac r&#233;sumait de fa&#231;on tr&#232;s pr&#233;cise la m&#233;canique de l'attitude d'Herv&#233; envers moi; jusqu'&#224; l'ultime r&#233;v&#233;lation : c'&#233;tait lui mon p&#232;re.</description>
      <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 06:18:41 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10885</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 75</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10857</link>
      <description>&lt;p&gt;J'allais casser ma promesse, l&#224; j'&#233;tais oblig&#233;e de parler de ma m&#232;re, pas le choix.&lt;br /&gt;- As-tu pris ta MasterCard Platinum?&lt;br /&gt;- J'ai ma carte Premier ne t'inqui&#232;te pas, on l'accepte partout; quelles nouvelles de la grande malade?&lt;br /&gt;- Elle s&#233;journe &#224; l'h&#244;pital Am&#233;ricain pour quatre semaines, dans une mini suite au deuxi&#232;me &#233;tage avec vue et balcon sur le parc. Elle est ravie, elle va bien et pourrait sortir mais a finalement d&#233;cid&#233; de prolonger cette cure bidon pour millionnaire par solidarit&#233; avec un de ses amis pochtron-junky qui occupe la chambre voisine.&lt;br /&gt;- Au moins peut-on esp&#233;rer qu'elle reste sobre dans cette clinique.&lt;br /&gt;- Mamie c'est toi qui paye.&lt;br /&gt;- Oui, prendras-tu un dessert?&lt;br /&gt;- Tu payes la cure de maman! C'est 25 000 francs la semaine. As-tu cette somme multipli&#233;e par quatre quelque part sur un de tes comptes?&lt;br /&gt;- Qu'est ce que tu racontes, c'est impossible. &lt;br /&gt;- Maman a mis la main sur ta MasterCard et commandite ta ruine et la fin de notre escapade &#224; distance.&lt;br /&gt;- C'est impossible, je ne lui ai pas fourni mon code. Et j'ai cach&#233; cette carte avant de partir, ta m&#232;re n'a pas pu la trouver!?&lt;br /&gt;Pour la premi&#232;re fois j'ai vu la panique gagner ma grand-m&#232;re. &lt;br /&gt;- Cette carte est sans puce, donc sans code&#8230; &lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 06:19:41 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10857</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 74</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10842</link>
      <description>&lt;p&gt;Attabl&#233;es &#224; la terrasse d'un petit resto dans les hauteurs de l'Albaicin,  ma grand-m&#232;re et moi sirotions notre troisi&#232;me Mojito quand l'envie saugrenue de prendre des nouvelles de ma m&#232;re me vint.&lt;br /&gt;- Tu ne crois pas qu'on devrait l'appeler quand m&#234;me, voir comment elle va?&lt;br /&gt;- Laisse ta m&#232;re cuver dans son coin. Elle s'est appliqu&#233;e &#224; g&#226;cher ton anniversaire ne lui donne pas l'occasion de faire de m&#234;me avec nos vacances.&lt;br /&gt;- Je te trouve dure. Elle s'est fait plus de mal qu'&#224; moi. Je passe un petit coup de fil. Promis on ne parle plus d'elle jusqu'&#224; ce qu'on rentre.&lt;br /&gt;Ma grand-m&#232;re, qui semblait d&#233;pit&#233;e par ma sensiblerie, plongea dans son assiette de calamars frits et ne releva la t&#234;te qu'une fois mon coup de fil termin&#233;. Feignant de ne rien avoir entendu de notre conversation, elle s'essuya la bouche et demanda:&lt;br /&gt;- Alors?&lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 25 Aug 2008 20:15:09 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10842</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>Feuilleton 73</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10620</link>
      <description>&lt;p class="medium_chars"&gt;Ma m&#232;re enregistra que le docteur la regardait fixement. Elle se vit lui demander : &lt;/p&gt;&lt;p class="medium_chars"&gt;- J'en ai pour combien de temps ?&lt;/p&gt;&lt;p class="medium_chars"&gt;- le restant de vos jours, lui fut-il r&#233;pondu. &lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 21 Jul 2008 14:46:29 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10620</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>Feuilleton 72</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10604</link>
      <description></description>
      <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 15:11:10 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10604</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuiileton 71</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10581</link>
      <description>&lt;p&gt;Ma m&#232;re entre de bonnes mains, pompiers et infirmi&#232;res, nous d&#233;cid&#226;mes de changer d'air avec mamie.&lt;br /&gt;&amp;quot;&#199;a te dit un voyage en Andalousie ma petite ch&#233;rie?&amp;quot; &lt;br /&gt;L'apr&#232;s-midi m&#234;me nous nous envolions pour Grenade. &lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Tue, 09 Sep 2008 06:20:50 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=10581</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>Feuilleton 70</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9684</link>
      <description>Aujourd'hui je constate avec effroi qu'&#224; chaque &#233;pisode traumatisant de ma vie, il y a des chips &#224; port&#233;e de main et des pompiers qui occupent le terrain. R&#233;v&#233;lation.</description>
      <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 13:35:40 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9684</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 69</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9612</link>
      <description>Je ne m&#8217;&#233;tais pas rendu compte que ma m&#232;re &#233;tait si mal ; j&#8217;&#233;tais dans le salon avec les invit&#233;s rest&#233;s, &#224; me gaver de chips passablement molles et &#224; boire du coca pour faire passer l&#8217;ivresse. La vue de mon copain Jean-Luc aux prises avec Albert, le meilleur ami de ma grand-m&#232;re, me fit mourir de rire. Il faut dire qu&#8217;Albert n&#8217;est pas comme tout le monde, il d&#233;teste &#234;tre au contact des gens et vit reclus dans un appartement confit d&#8217;une crasse suintante, au milieu des livres, en compagnie de ses pigeons (les Parisiens) et de son &#233;levage de rats. Albert avait entrepris le pauvre Jean-Luc &#224; propos d&#8217;une statuette africaine trouv&#233;e dans le bureau de ma grand-m&#232;re et poursuivait pour lui sa le&#231;on jusqu&#8217;au buffet. &lt;br /&gt;&#171; C&#8217;est &#231;a, vous avez bien raison, j&#8217;y penserai. Merci.&#187; Dit Jean-Luc plongeant prestement le nez dans son verre. &lt;br /&gt;- Je suis s&#233;rieux, savez-vous? &amp;quot;L'oeuvre d'art na&#238;t du renoncement de l'intelligence &#224; raisonner le concret. &amp;quot; Albert&#8230; Camus bien s&#251;r pas moi, disait cela en&#8230;&lt;br /&gt;Des pompiers par essaims venaient de d&#233;barquer dans notre paisible jardin pour sauver ma m&#232;re. &lt;br /&gt;La filiation, une histoire qui se r&#233;p&#232;te, sentiment de d&#233;j&#224;-vu&#8230;?</description>
      <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 17:13:31 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9612</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>Feuilleton 68</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9543</link>
      <description>  &lt;p style="text-align: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman','serif'"&gt;Pendant ce temps &#224; l&#8217;int&#233;rieur de la demeure, Albert Bronzini, ignorant tout du drame, impressionnait un jeune lyc&#233;en en commentant les &#339;uvres d&#8217;art accroch&#233;es dans le bureau : &#171; sais-tu qu&#8217;une inoffensive &#339;uvre d&#8217;art peut &#233;mettre 10 000 spores par seconde, propulsant en l&#8217;air une poussi&#232;re qui retombe partout. Outre que cette constatation fournit l&#8217;explication au myst&#232;re des mus&#233;es immanquablement poussi&#233;reux, elle met &#233;galement en &#233;vidence un danger potentiel. Une tr&#232;s infime partie des spores peuvent s'introduire dans le tissu c&#233;r&#233;bral humain et l&#8217;infecter. Normalement, l&#8217;homme a acquis les moyens de se d&#233;fendre. Mais certains sujets sont plus sensibles que d&#8217;autres et en gardent un regard vague et les l&#232;vres jointes en un sourire &#233;nigmatique. Des individus perdus pour la soci&#233;t&#233;. Il faut mettre les &#339;uvres d&#8217;art sous vitrines herm&#233;tiques et opaques car le rayonnement UV intensifie la production de spores. Penses-y la prochaine fois que tu vas voir une expo. &#187;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 11:01:08 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9543</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>Feuilleton 67</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9484</link>
      <description>Personne n'avait pr&#233;vu qu'elle allait avoir une crise cardiaque la nuit m&#234;me, seule &#224; c&#244;t&#233; du saladier!</description>
      <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 14:54:24 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9484</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
    </item>
    <item>
      <title>feuilleton 66</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9475</link>
      <description>Elle &#233;volue titubante et bruyante, sa coupe dans une main, ses sandales et une bouteille dans l&#8217;autre. Dolman se rapproche, lui aussi tout penaud, la t&#234;te et ce qui lui reste de queue basses. Dormoy prenant appui sur ses avant-bras tente de se relever. Je le plaque une nouvelle fois.&lt;br /&gt;- Je ne vais pas rester englu&#233; &#224; cette merde, &#231;a pue, c&#8217;est ignoble et &#231;a colle; l&#226;che moi.&lt;br /&gt;- Reste tranquille Dormoy, plus tu bouges plus &#231;a sent.&lt;br /&gt;- Fais pas chier, bouge-toi de l&#224;, laisse-moi me relever.&lt;br /&gt;D&#8217;un geste rapide, il enl&#232;ve sa chemise la roule en boule et essaye de s&#8217;extraire de ce terrain min&#233;. Ma m&#232;re qui chemine p&#233;niblement vers nous n&#8217;a rien manqu&#233; de la sc&#232;ne. &lt;br /&gt;- Alors Dormoy, te voil&#224; tout emmerd&#233; !?&lt;br /&gt;&#8230; &lt;br /&gt;Elle se tord de rire, se retourne vers les invit&#233;s voulant partager avec eux ce moment d&#8217;hilarit&#233;. M&#234;me bourr&#233;e, ma m&#232;re ne manquerait pas une occasion de m&#8217;humilier. La voil&#224; qui d&#233;crit comment sa brute de fille a plaqu&#233; ce &#171; pauvre &#187; Dormoy dans une bouse laiss&#233;e l&#224; par ce con de Dolman, en profite pour dire &#224; quel point elle a toujours d&#233;test&#233; les clebs et encha&#238;ne sur le probl&#232;me pr&#233;occupant des jeunes avec l&#8217;alcool et la responsabilit&#233; de ces adultes qui les initient. Ma grand-m&#232;re ne dit rien, me jette un regard complice. Las, Dormoy et Dolman s&#8217;en sont all&#233;s. Je suis seule dans ce petit coin du jardin, &#224; c&#244;t&#233; de la cabane &#224; outils, l&#8217;endroit pr&#233;f&#233;r&#233; de Dolman pour se soulager. Ma m&#232;re a l&#226;ch&#233; sa coupe de champagne ayant rep&#233;r&#233; un saladier de punch &#224; peine entam&#233; &#224; quelques m&#232;tres d&#8217;elle. &lt;br /&gt;- Ah quand m&#234;me, il reste un truc &#224; boire! &#201;ructa-t-elle en saisissant une louche pour se servir. Plus personne ne s&#8217;int&#233;resse &#224; elle. De d&#233;pit, elle s&#8217;assit &#224; la table du punch, face au saladier auquel elle confia ses peines jusque tard dans la nuit. Ma m&#232;re &#233;tait bel et bien de retour, et voulait nous le signifier ce soir-l&#224;. Qu&#8217;esp&#233;rait-elle ? Que voulait-elle ? Quand repartirait-elle ? Nul ne pouvait le dire exception faite du saladier.   </description>
      <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 08:27:27 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9475</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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    <item>
      <title>feuilleton 65</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9470</link>
      <description>  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je revois Dormoy, mon amoureux, qui lisse ses longs cheveux et soupire. Je le pousse et il s&#8217;affale dans l&#8217;herbe. Une odeur d&#8217;excr&#233;ment m&#8217;arr&#234;te alors que je me penche sur lui. Je remarque que Dolman, notre doberman, regarde lui aussi Dormoy d'un air d&#233;confit. Quelque chose que le corps de Dormoy cache &#224;&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;ma vue ne doit pas &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;. Je lui demande, j&#8217;exige de lui qu&#8217;il reste allong&#233; l&#224; dans l&#8217;herbe jusqu&#8217;&#224; ce que tous les invit&#233;s soient partis. Je revois ma m&#232;re qui s&#8217;approche&#8230;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;  </description>
      <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 20:38:12 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9470</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>feuilleton 64</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9331</link>
      <description>Je me souviens bien de cette &#233;poque, mon grand-p&#232;re est mort d&#8217;un cancer alors que je n&#8217;avais que 3 ans et pour la premi&#232;re fois je revis ma m&#232;re, &#224; l&#8217;enterrement. Je me retrouvais seule avec ma grand-m&#232;re, une femme courageuse mais tr&#232;s autoritaire. Elle &#233;tait journaliste et travaillait dur, nous habitions une jolie maison dans une banlieue chic, j&#8217;&#233;tais toujours bien mise, j&#8217;adorais l&#8217;&#233;cole, j&#8217;&#233;tais bonne &#233;l&#232;ve. Ma m&#232;re nous rendait visite pour No&#235;l et mon anniversaire, &#224; chaque fois cela se passait mal, ma grand-m&#232;re offrant une image de femme parfaite qui stigmatisait &#171; sans le vouloir &#187; le chaos qui gouvernait sa vie; elle culpabilisait &#224; tout va. &#192; la fois mauvaise fille et mauvaise m&#232;re, elle ne supportait pas l&#8217;harmonie de notre &#171; petite vie &#187;. Elle voulait plus, m&#233;ritait mieux et un jour d&#233;cr&#233;tant que je n&#8217;avais pas besoin d&#8217;elle ni elle de moi, d&#233;cida de partir vivre en traveleuse de luxe aux quatre coins du monde. J&#8217;avais 5 ans c&#8217;&#233;tait le jour de la f&#234;te de mon &#233;cole maternelle, au moment de partir elle m&#8217;a embrass&#233;e, m&#8217;a recommand&#233;e d&#8217;&#234;tre bien sage et saut&#233; dans un taxi. Dix ans ont pass&#233; sans qu&#8217;on n&#8217;entende plus parler d&#8217;elle. Au fil des ann&#233;es, je suis devenue la coqueluche de la &#171; r&#233;daction &#187; au journal de mamie. J&#8217;y passais mes mercredis, j&#8217;assistais jusque tard le soir aux s&#233;ances de bouclage du journal qui paraissait le jeudi. J&#8217;adorais &#231;a, je ne comprenais pas tout, mais n&#8217;en perdait pas une miette, silencieuse dans mon petit coin attendant impatiemment le moment ou ma grand-m&#232;re rendait son papier. Le r&#233;dacteur en chef l&#8217;adulait, il faut dire qu&#8217;elle avait du style ma grand-m&#232;re, elle en imposait et tous les journalistes la respectaient. Moi j&#8217;&#233;tais fi&#232;re d&#8217;elle, &#231;a me plaisait d&#8217;&#234;tre sa &#171; fille &#187;. Apr&#232;s on ouvrait une bouteille de champagne pour f&#234;ter le nouveau num&#233;ro, tous s&#8217;enivraient, c&#8217;&#233;tait la f&#234;te, m&#234;me moi j&#8217;avais droit &#224; un petit coup.&lt;br /&gt;Pour mes quinze ans, elle organisa une party dans le jardin, avec tous mes amis, tous ses amis et mon amoureux. C&#8217;est ce jour que ma m&#232;re chois&#238;t pour refaire surface et me reprendre en main. &lt;br /&gt;</description>
      <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 15:47:02 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=9331</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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      <title>Feuilleton 63</title>
      <link>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=8936</link>
      <description>&lt;p&gt;Je d&#233;cidais d'&#233;tudier plus pr&#233;cis&#233;ment la liasse de documents qu'Herv&#233; m'avait laiss&#233;e. Fouiller dans la vie de quelqu'un n'est pas chose facile. Parcourir cet amas de papiers pour comprendre ce qui avait pouss&#233; Herv&#233; &#224; commettre l'irr&#233;parable &#233;tait la seule chose &#224; faire.  J'ai commenc&#233; par r&#233;&#233;couter l'enregistrement sur la cassette audio. Herv&#233; connaissait tr&#232;s bien ma m&#232;re. Ils s'&#233;taient rencontr&#233;s &#224; la fin des ann&#233;es 60 dans une communaut&#233; libertaire du sud de la France les &amp;quot;Enfants du Gardon&amp;quot;. &#192; cette &#233;poque leur vie se r&#233;sumait tr&#232;s simplement : sexe, drogue et rock'n'roll. Les membres des &amp;quot;Enfants du Gardon&amp;quot; &#233;taient pour la plupart des nantis dont les parents exasp&#233;r&#233;s par leurs outrances de mai 68 avaient mis de la distance avec leur prog&#233;niture. L'un d'eux, Herv&#233; Villechaize &#226;g&#233; de seize ans &#224; l'&#233;poque, avait h&#233;rit&#233; d'une ruine dans les C&#233;vennes, &#224; Anduze, magnifique village c&#233;venol, un fief protestant, terre de r&#233;sistance. Cette ruine abrita la communaut&#233; pendant une dizaine d'ann&#233;es sans trop de probl&#232;me avant de la voir expuls&#233;e par la commune pour d&#233;gradation du paysage, nuisances en tout genres et pour finir exhibitionnisme. Je fus con&#231;ue dans la Bambouseraie d'Anduze, lors d'une folle partie organis&#233;e par Herv&#233;, ma m&#232;re qui se faisait appeler &amp;quot;Sally&amp;quot; et leur bande d'amis. Mon p&#232;re est l'un d'entre eux. Ma m&#232;re d&#233;cr&#233;ta que l'id&#233;e avoir plusieurs p&#232;res pour sa petite fille &#233;tait une id&#233;e formidablement r&#233;volutionnaire! Aucun de ces p&#232;res potentiels formidables ne voulu me revendiquer quand je suis n&#233;e. Ma m&#232;re se retrouva donc seule avec son b&#233;b&#233; fardeau et me confia tout naturellement aux seules personnes responsables de son entourage, ses parents.&lt;/p&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 13 Oct 2008 09:30:55 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.bloggino.com/bloggiroom/CompilFeuilleton?article=8936</guid>
      <author>CompilFeuilleton</author>
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